Administrer l’identité
Le XVIIIe siècle voit se développer des techniques d’identification fondées sur le papier et l’écrit. Malgré la multiplicité des titres et des supports utilisés, des codes descriptifs de l’individualité s’élaborent progressivement ; cependant les obstacles à une identification rationnelle des indivi...
محفوظ في:
| الحاوية / القاعدة: | URI:https://journals.openedition.org/labyrinthe, |
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| المؤلف الرئيسي: | |
| التنسيق: | Article ou chapitre numérique |
| اللغة: | Français |
| منشور في: |
Labyrinthe
2005
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| الوصول للمادة أونلاين: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| الملخص: | Le XVIIIe siècle voit se développer des techniques d’identification fondées sur le papier et l’écrit. Malgré la multiplicité des titres et des supports utilisés, des codes descriptifs de l’individualité s’élaborent progressivement ; cependant les obstacles à une identification rationnelle des individus restent nombreux : la hiérarchie et l’inégalité des conditions, la répugnance qu’inspirent des pratiques jugées infamantes ou indiscrètes, ou encore le poids de la logique du face-à-face, de l’attestation par témoins, au détriment des formes impersonnelles d’identification écrite. La Révolution et la période napoléonienne précipitent la centralisation et l’uniformisation du système. Mais la continuité l’emporte, l’identification se faisant jusqu’au dernier tiers du XIXe siècle sur des bases intellectuelles élaborées au XVIIIe siècle, et selon des techniques mises en place entre le Directoire et le Premier Empire. Ces systèmes, rudimentaires comparés à ceux mis en place à partir de la Troisième République, n’en ont pas moins diffusé au sein des populations de nouveaux gestes, de nouveaux codes de l’identité, désormais fondée sur le papier. |
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