La polis-religion à l’épreuve du tournant constantinien : quelques réflexions exploratoires

L’article vise à s’interroger sur la pertinence de l’utilisation de la catégorie de la « polis-religion » dans les études sur les religions du monde romain de l’Antiquité tardive. Le but est de montrer que, malgré les changements religieux inaugurés par la politique de Constantin, la religion civiqu...

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Pubblicato in:URI:https://journals.openedition.org/kernos,
Autore principale: Massa, Francesco
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: Kernos 2025
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:L’article vise à s’interroger sur la pertinence de l’utilisation de la catégorie de la « polis-religion » dans les études sur les religions du monde romain de l’Antiquité tardive. Le but est de montrer que, malgré les changements religieux inaugurés par la politique de Constantin, la religion civique ne disparaît pas et que le rôle de la cité dans la gestion et l’organisation des rites publics persiste à l’époque constantinienne, voire au-delà. Dans cette perspective, on propose une analyse critique des sources tardo-antiques (notamment la Vie de Constantin d’Eusèbe de Césarée, l’Histoire ecclésiastique de Théodoret de Cyr et l’Histoire nouvelle de Zosime) qui font de Constantin le premier empereur chrétien, celui qu’après la conversion aurait refusé de poursuivre la pratique polythéiste et qui aurait supprimé les cultes polythéistes traditionnels dans une politique religieuse généralisée.