La divinité mortelle d’Antiochos III à Téos

Les honneurs rendus par Téos à Antiochos III et Laodikè offrent l’un des meilleurs exemples de la mise en place d’isotheoi timai pour un roi hellénistique de la part d’une polis (SEG 41, 1003). L’intérêt particulier du décret de Téos vient du fait qu’il explique la portée symbolique des actes rituel...

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Spremljeno u:
Bibliografski detalji
Izdano u:URI:https://journals.openedition.org/kernos,
Glavni autor: Chaniotis, Angelos
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: Kernos 2011
Online pristup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Sažetak:Les honneurs rendus par Téos à Antiochos III et Laodikè offrent l’un des meilleurs exemples de la mise en place d’isotheoi timai pour un roi hellénistique de la part d’une polis (SEG 41, 1003). L’intérêt particulier du décret de Téos vient du fait qu’il explique la portée symbolique des actes rituels qu’il introduit. Ces rituels entendent associer symboli­quement Antiochos à Dionysos, aux personnifications de Mémoire (Mnêmê), de Grâce et Bienveillance (Charis), au cycle de l’année (Horai), et à la victoire. Le bouleutêrion, où Antiochos a annoncé ses mesures en faveur de Téos, est devenu un lieu de mémoire et d’hommage perpétuel au roi. Le culte du couple royal était associé aux rituels publics et privés les plus importants pour les Téiens : la fête du Nouvel an, la cérémonie d’entrée en charge des nouveaux magistrats, l’entrée des éphèbes dans le corps civique, les prémices périodiques, les rites de purification et les rites de passage pour les femmes. Ces rituels, en partie inspirés de pratiques antérieures (« rituel transposé »), assuraient symboli­quement la présence permanente du couple royal à Téos et une relation réciproque de gratitude et de bienveillance.