Nicétas Chôniatès lecteur de lui-même : les mécanismes de l’emprunt interne dans l’œuvre d’un haut lettré byzantin

Le présent article cherche à exposer et évaluer les mécanismes et les enjeux de l’autocitation dans l’œuvre de l’historien byzantin et orateur de cour Nicétas Chôniatès (1155 ?-1217 ?). Le point de départ de cette étude est la description, insérée dans le De signis, dernier ouvrage de l’auteur, de l...

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Detalhes bibliográficos
Publicado no:URI:https://journals.openedition.org/kentron,
Autor principal: Kuttner-Homs, Stanislas
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: Kentron 2017
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Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:Le présent article cherche à exposer et évaluer les mécanismes et les enjeux de l’autocitation dans l’œuvre de l’historien byzantin et orateur de cour Nicétas Chôniatès (1155 ?-1217 ?). Le point de départ de cette étude est la description, insérée dans le De signis, dernier ouvrage de l’auteur, de la statue d’une Hélène de Troie en bronze que les Latins, nouveaux maîtres de Constantinople, auraient détruite en 1206. Cette ekphrasis s’organise autour d’épithètes, toutes empruntées aux descriptions des déesses dans les épopées homériques, et qui forment un réseau disséminé dans des écrits composés entre 1195 et 1208 (l’Histoire ; les Discours) et appliqué aux portraits des trois impératrices étrangères qui régnèrent sur l’Empire au cours du XIIe siècle – Agnès de France, Marie d’Antioche et Marguerite de Hongrie. Par une herméneutique « à rebours », c’est-à-dire en interprétant les portraits les plus anciens par l’ekphrasis la plus récente, cette étude tente de mettre en évidence la méthode historiographique et la théorie esthétique de l’auteur, qui semblent bien être la possibilité pour la Quatrième croisade de rejouer en miroir l’expédition mythique contre Troie et pour la prise de Constantinople d’être une nouvelle Iliou persis.