Catharsis : qvovsque tandem… ? Réponse à G.R.F. Ferrari, « Aristotle on Musical Catharsis and the Pleasure of a Good Story », Phronesis, 64, 2019, p. 117-171

Le présent texte est une réplique à un article récent de G.F.R. Ferrari, qui propose une énième interprétation de la catharsis dans la clause finale de la définition de la tragédie au chapitre 6 de la Poétique d’Aristote, en dépit de tous les arguments que Gregory Scott et moi-même avons développés...

Szczegółowa specyfikacja

Zapisane w:
Opis bibliograficzny
Wydane w:URI:https://journals.openedition.org/kentron,
1. autor: Veloso, Claudio William
Format: Article ou chapitre numérique
Język:Français
Wydane: Kentron 2020
Hasła przedmiotowe:
Dostęp online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Streszczenie:Le présent texte est une réplique à un article récent de G.F.R. Ferrari, qui propose une énième interprétation de la catharsis dans la clause finale de la définition de la tragédie au chapitre 6 de la Poétique d’Aristote, en dépit de tous les arguments que Gregory Scott et moi-même avons développés en faveur de la suppression de cette clause. Ferrari prétend appuyer son interprétation surtout sur une « relecture » de Pol. VIII, selon laquelle la catharsis est associée, ici, à ce qu’Aristote appelle diagogè, traduit par leisurely activity, et devient une expérience d’ordre esthétique, alors que j’associe la catharsis aux notions aristotéliciennes de jeu-détente, paidia / anapausis – ce qui est censé fonctionner comme une thérapie, iatreia (5, 1349b17) – et vois la diagogè – dont le but est le loisir, skholè, entendu, ici, comme activité théorétique – comme « passe-temps intellectuel ». Pour l’interprétation qu’il propose, Ferrari invoque trois arguments. Bien que tous les trois soient absolument intenables (deux sont même déroutants), ils sont soigneusement examinés dans la présente réponse. Mais je ne résiste pas à reprendre la fameuse question de Cicéron au début de la première des Catilinaires : jusqu’à quand enfin, chers collègues, abuserez-vous de notre patience ?