Entrer en relation. Distribuer des repas aux personnes exilées à Ouistreham
À Ouistreham, commune de 9 000 habitants située dans le Calvados, d’où part un ferry pour l’Angleterre, des migrants s’étaient déjà installés temporairement sur les plages en 2003. Cependant, à partir de l’été 2017, le nombre de migrants en transit a augmenté et leur présence est devenue plus visibl...
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/kentron, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
Kentron
2020
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| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | À Ouistreham, commune de 9 000 habitants située dans le Calvados, d’où part un ferry pour l’Angleterre, des migrants s’étaient déjà installés temporairement sur les plages en 2003. Cependant, à partir de l’été 2017, le nombre de migrants en transit a augmenté et leur présence est devenue plus visible. Le Collectif d’aide aux migrants de Ouistreham (CAMO) naît en septembre 2017. À l’origine, quatre personnes formaient ce collectif ; aujourd’hui, plus de 250 bénévoles participent à ses activités. Nous nous intéressons dans cet article à la place que les distributions collectives de repas occupent dans la mobilisation de soutien aux personnes exilées à Ouistreham, ainsi qu’à l’apprentissage réciproque dont elles sont l’objet. Nous montrerons d’abord que la distribution de repas est au cœur des activités des collectifs et associations qui interviennent à Ouistreham et qu’elle constitue l’un des moyens d’établir le contact avec les migrants. Puis nous examinerons de quelle manière les « arts de la distribution de repas » ont fait l’objet d’un apprentissage tant du côté des bénévoles que des migrants, pour finalement souligner la persistance, lors des repas, de tensions, liées aux rapports inégalitaires entre bénévoles et migrants. |
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