Le corps de l’autre : de l’altérité à la ressemblance
Dans la première décade de son œuvre sur la découverte du Nouveau Monde, le De Orbe Nouo, Pierre Martyr ne traite pas de la psychologie des protagonistes. En revanche, ce qu’il écrit sur les corps est un moyen de suivre à la fois l’évolution des relations entre Espagnols et insulaires et celle du po...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/kentron, |
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| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Kentron
2018
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Dans la première décade de son œuvre sur la découverte du Nouveau Monde, le De Orbe Nouo, Pierre Martyr ne traite pas de la psychologie des protagonistes. En revanche, ce qu’il écrit sur les corps est un moyen de suivre à la fois l’évolution des relations entre Espagnols et insulaires et celle du point de vue du chroniqueur. Dans un premier temps, le corps des espagnols n’apparaît guère, tandis que les insulaires, réduits à la nudité des Taïnos et l’anthropophagie des Cannibales, sont décrits comme radicalement autres. Ensuite, les corps se rapprochent : la nudité s’atténue ainsi que le cannibalisme, tandis que la guerre et ses conséquences, comme la violence et la famine, rendent les uns et les autres de moins en moins différents. À la fin de la première décade, les rares insulaires qui ont survécu sont perçus comme semblables à leurs vainqueurs, comme le montre l’œuvre de Jérôme Fracastor, Syphilis sive de morbo Gallico. |
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