« Jeter un pont entre la science et la vie » : Werner Jaeger et le Troisième humanisme
Dans le débat sur « l’historisme » qui traverse la science allemande de l’entre-deux-guerres, Werner Jaeger, philologue et figure de proue du « Troisième humanisme », entendait rétablir les ponts selon lui rompus entre la « science » et la « vie ». Inscrit dans la tradition allemande de retour aux G...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/kentron, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Kentron
2018
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Dans le débat sur « l’historisme » qui traverse la science allemande de l’entre-deux-guerres, Werner Jaeger, philologue et figure de proue du « Troisième humanisme », entendait rétablir les ponts selon lui rompus entre la « science » et la « vie ». Inscrit dans la tradition allemande de retour aux Grecs héritée du XIXe siècle, le mouvement dont il se fit le promoteur se proposait de renouer une fois encore avec la source grecque pour fonder un nouvel humanisme. Rompant avec le classicisme esthétisant du néo-humanisme de la Goethezeit, il invitait la communauté des antiquisants à interroger la dimension politique de l’héritage hellénique. Le Troisième humanisme se construit ainsi entre la science et la vie, à la croisée du processus de construction des savoirs sur la Grèce ancienne et de l’engagement dans les débats contemporains. Afin d’évaluer la portée du discours humaniste de Jaeger, le présent article, situé dans la perspective d’une histoire de la réception de l’Antiquité à l’époque moderne, se propose d’examiner celui-ci à la lumière du va-et-vient qu’il opère entre le présent de l’Allemagne et le passé de la Grèce. |
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