The reading eye from scriptura continua to modernism: orality and punctuation between Beckett’s L’image and Comment c’est/How It is
A partir du 7ème siècle, les scribes irlandais ont développé les premiers signes de ponctuation dans la perspective de mieux comprendre les textes latins qu'ils copiaient. Quand Samuel Beckett efface la ponctuation de son texte en prose, L'image, publié en 1959 il refuse au lecteur la béqu...
Sábháilte in:
| Foilsithe in: | URI:https://journals.openedition.org/jsse, |
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| Príomhchruthaitheoir: | |
| Formáid: | Article ou chapitre numérique |
| Teanga: | Anglais |
| Foilsithe / Cruthaithe: |
Journal of the Short Story in English
2008
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| Rochtain ar líne: | Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Achoimre: | A partir du 7ème siècle, les scribes irlandais ont développé les premiers signes de ponctuation dans la perspective de mieux comprendre les textes latins qu'ils copiaient. Quand Samuel Beckett efface la ponctuation de son texte en prose, L'image, publié en 1959 il refuse au lecteur la béquille graphique sur laquelle, pendant l'évolution de la culture graphique, l'oeil avait appris à compter pour régulariser sa lecture rapide silencieuse. Contrairement à l’expérimentation typographique qui a beaucoup marqué la poésie d’avant-garde au vingtième siècle, le texte de Beckett révèle son désir d'être entendu comme son, s'approchant ainsi de la théorie de la ponctuation développée par Gertrude Stein. En revanche, quand Beckett a réintégré L'image dans son roman Comment c'est/How It Is, la fragmentation de la structure de la phrase a été une entrave supplémentaire dans la délimitation par l’œil des unités sémantiques. Dans Comment c'est/How It Is, une disposition rythmique unique commence à organiser le sens, que le lecteur doit écouter pour comprendre. L'effort de produire un texte “oral” dans la culture graphique ne nécessite pas seulement de sortir des conventions graphiques de la page, mais aussi des rythmes prosodiques qui organisent la parole dans la culture elle-même. |
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