Death and the Maiden in Joyce Carol Oates’s “Where Are You Going? Where Have You Been?”

Dans une interview, Joyce Carol Oates admet que, pour une version précédente de « Where Are You Going ? Where Have You Been ? », elle s’était inspirée d’une gravure médiévale allemande intitulée « La jeune fille et la mort ». Dans cette nouvelle, Oates présente la mort en la personne d’Arnold Friend...

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Dans:URI:https://journals.openedition.org/jsse,
Auteur principal: Widmayer, Martha E.
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Anglais
Publié: Journal of the Short Story in English 2008
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Dans une interview, Joyce Carol Oates admet que, pour une version précédente de « Where Are You Going ? Where Have You Been ? », elle s’était inspirée d’une gravure médiévale allemande intitulée « La jeune fille et la mort ». Dans cette nouvelle, Oates présente la mort en la personne d’Arnold Friend, jeune adolescent passionné de musique qui, accompagné d’Ellie Oscar, roule dans un vieux tacot jaune. Il rencontre Connie qui, comme la jeune fille de la légende allemande, est trop occupée par les futilités de ce monde pour penser aux offices de l’autre. Comme dans la légende, Connie est d’emblée attirée par Friend dont le physique n’est que la projection de ses propres désirs. Cependant, au fur et à mesure qu’elle s’approche de lui, Friend se défait de ses atours et l’incite à le voir tel qu’il est. Son savoir de l’au-delà est révélé à Connie de manière à ce que l’union entre la jeune fille et la mort revêt parfois un caractère franchement érotique. Si dans la légende traditionnelle la mort vient pour punir la jeune fille rebelle, chez Oates la mort vient en ami (Friend) qui donne à Connie la possibilité d’aller à la rencontre de l’au-delà par le biais d’une action généreuse. Le temps du jugement qui se cache au fond de toute danse macabre arrive lorsque, terrifiée, Connie se sacrifie volontiers pour sauver sa famille. Interprétée comme une version moderne de « La jeune fille et la mort », la nouvelle d’Oates apparaît moins comme la rencontre d’une jeune fille avec un meurtrier en série qu’une allégorie de la rédemption.