A Sense of Place: narrative perspective in the short stories of James Kelman

Le présent article étudie la narration chez l’Écossais James Kelman, notamment la subtile complexité du rapport entre la technique narrative de ses nouvelles et ses préoccupations philosophiques et politiques. Cette étude est faite dans le but d’illustrer le propos de l’auteur lui-même selon qui son...

Szczegółowa specyfikacja

Zapisane w:
Opis bibliograficzny
Wydane w:URI:https://journals.openedition.org/jsse,
1. autor: Macarthur, J. D.
Format: Article ou chapitre numérique
Język:Anglais
Wydane: Journal of the Short Story in English 2008
Dostęp online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Streszczenie:Le présent article étudie la narration chez l’Écossais James Kelman, notamment la subtile complexité du rapport entre la technique narrative de ses nouvelles et ses préoccupations philosophiques et politiques. Cette étude est faite dans le but d’illustrer le propos de l’auteur lui-même selon qui son œuvre se trouve à la croisée du réalisme américain et de l’existentialisme européen. Dédaigné par la fine fleur de la critique littéraire, le réalisme se rattache à une idéologie bien connue. Or Kelman ne ménage pas ses mots pour dire que la classe ouvrière, à laquelle il appartient, a été colonisée par une élite qui l’a réduite au silence. Politique et discours s’entremêlent intimement chez lui pour agir l’un sur l’autre lorsque le narrateur se place au sommet de l’action pour la décrire ; ce qui implique, certes, une forme de recul; mais aussi l’adoption d’un point de vue qui maîtrise ce qui se passe sur les sphères inférieures. L’engagement politique de Kelman se décèle dans la transformation de ses personnages en narrateurs. Le désir existentialiste de vouloir donner un sens au monde et à la place que l’on y tient est, là encore, teint d’une vision politique. Voir la façon dont les personnages gravitent autour des lieux et celle dont ils se positionnent par rapport aux autres, est souvent la marque d’une volonté de la part du narrateur de définir l’être et ainsi d’imposer du sens, un ordre à un monde qui en est dépourvu.