Kipling and semiotics in “How the Alphabet Was Made”
Les contes de Kipling “How the First Letter was Written” et “How the Alphabet was Made” furent publiés dans le recueil Just So Stories en 1902. Le premier traite des origines mythiques de la correspondance et illustre l’invention des « lettres-images » (pictogrammes ou idéogrammes). Le début de “How...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/jsse, |
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| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Anglais |
| Publicat: |
Journal of the Short Story in English
2008
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Les contes de Kipling “How the First Letter was Written” et “How the Alphabet was Made” furent publiés dans le recueil Just So Stories en 1902. Le premier traite des origines mythiques de la correspondance et illustre l’invention des « lettres-images » (pictogrammes ou idéogrammes). Le début de “How the Alphabet was Made” se réfère explicitement au conte précédent, situant l’action la semaine suivante et mentionnant les circonstances et les conséquences de l’invention des « lettres-images ». Il va de soi que les deux contes abordent la sémiotique du langage. “How the Alphabet was Made” présente l’invention d’un code alphabétique correspondant à des sons (des « images-sons » qui diffèrent des « lettres-images » du conte précédent). En d’autres termes, il s’agit de l’invention d’un système de signes visuels traduisant un système oral déjà établi. Le contexte culturel et biographique de la publication de ces contes contribua certainement à la création d’un intérêt théorique pour la sémiotique. Morse avait déjà inventé son alphabet. On s’intéressait de plus en plus aux langues (Amérindiennes, Indiennes ou autres). Kipling avait probablement entendu parler de Charles Peirce --le fondateur de la sémiotique en 1867-- grâce à Henry James qui s’était lié d’amitié d’abord avec Peirce à Paris en 1875-1876 puis avec Kipling en 1889-1891. Quelles intuitions sur la sémiotique du langage ce conte exprime-t-il précisément ? Correspondent-elles à ce que les linguistes et sémioticiens ont identifié et discuté ? Peut-on définir une philosophie implicite du langage dans ce conte ? Telles sont les principales questions que je voudrais aborder, tout d’abord en examinant l’orientation métalinguistique et didactique de ce récit, puis ce qu’il apporte dans le débat des linguistes sur des questions telles que l’arbitraire du signe, sa nature, sa « différence » ou la place de l’affect. Le rôle de l’humour et du plaisir comme dimension didactique sera aussi étudié et enfin on verra ce que ce conte suggère sur les ambivalences du langage. |
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