What “it” is about: The implicit in Virginia Woolf’s short fictions

Dans les nouvelles de Virginia Woolf, l’utilisation presque obsédante du pronom « it » ouvre, dans la surface trompeusement lisse et factuelle du texte, une brèche donnant accès à l’espace plus insondable de l’implicite :‘What was the truth of it, John?’ asked Charles suddenly, turning and facing hi...

Deskribapen osoa

Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Argitaratua izan da:URI:https://journals.openedition.org/jsse,
Egile nagusia: Besnault-Levita, Anne
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Anglais
Argitaratua: Journal of the Short Story in English 2008
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Deskribapena
Gaia:Dans les nouvelles de Virginia Woolf, l’utilisation presque obsédante du pronom « it » ouvre, dans la surface trompeusement lisse et factuelle du texte, une brèche donnant accès à l’espace plus insondable de l’implicite :‘What was the truth of it, John?’ asked Charles suddenly, turning and facing him. ‘What made you give it up like that all in a second?’‘But I’ve not given it up,’ John replied. (“Solid Objects”)‘Here we left it,’ she said. And he added,’ ‘Oh, but here too!’ ‘It’s upstairs,’ she murmured, ‘And in the garden,’ he whispered. ‘Quietly,’ they said, ‘or we shall wake them.’ (“A Haunted House”)Desiring truth, awaiting it, laboriously distilling a few words, for ever desiring — (“Monday or Tuesday”)But was it ‘happiness’? No. The big word did not seem to fit it, did not seem to refer to this state of being curled in rosy flakes around a bright light. (“Happiness”)Ce que « it » signifie dans les nouvelles de Virginia Woolf semble d’abord correspondre à l’objet d’une quête acharnée : celle que mènent, au-delà des apparences, des faits et des mots, personnages et narrateurs. Mais au fur et à mesure que se dérobent la référence et le signifié du pronom dans les labyrinthes de la métaphore apparaît l’impossibilité de la quête en même temps que son illusoire intérêt herméneutique.J’aimerais tenter d’analyser ici la manière dont un certain nombre d’outils critiques (ceux proposés, entre autres, par la linguistique, la rhétorique et la pragmatique) nous aident à mieux cerner la poétique Woolfienne de l’implicite. Je formulerai ainsi l’hypothèse que ce que « it » désigne est moins l’infinie réserve du sens littéraire que l’incontrôlable dimension implicite des langues naturelles et de toute forme de communication.