Marriages, Mirrors and “Equivocal Contrasts” in Stories by Eileen Chang and Alice Munro

“Love in a Fallen City” (1943) d’Eileen Chang et “Hateship, Friendship, Courtship, Loveship, Marriage” (2001) d’Alice Munro ont comme point commun une histoire de mariage inhabituelle et offrent, par leur comparaison, une perspective révélatrice sur l’art de ces deux éminentes praticiennes de la nou...

Deskribapen osoa

Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Argitaratua izan da:URI:https://journals.openedition.org/jsse,
Egile Nagusiak: Bao, Yuhui, Dennis, Ian
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Anglais
Argitaratua: Journal of the Short Story in English 2021
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Deskribapena
Gaia:“Love in a Fallen City” (1943) d’Eileen Chang et “Hateship, Friendship, Courtship, Loveship, Marriage” (2001) d’Alice Munro ont comme point commun une histoire de mariage inhabituelle et offrent, par leur comparaison, une perspective révélatrice sur l’art de ces deux éminentes praticiennes de la nouvelle. Les deux textes incluent des scènes où figurent des miroirs, offrant un aperçu du fonctionnement de ce que René Girard a analysé comme relevant du désir mimétique. Mais ces récits sont également agencés de manière innovante pour contrecarrer ou réorienter ce que William Flesch a appelé le « comeuppance », une forme de punition voire de châtiment mérité, et en particulier celui que le réalisme inflige supposément au désir romantique. En fin de compte, les deux nouvelles soutiennent implicitement la notion de « contraste équivoque » que Chang perçoit comme le principe opératoire d’une fiction efficace, par opposition à l’articulation de thèmes tels que les rouages du caractère ou du destin, ou même de tout « thème principal ». Cette étude retrace les subtiles alternances d’attente, d’ironie et de surprise dans ces deux brillantes histoires afin de mieux comprendre les sources de leur pouvoir.