“At ‘home’ in Panama”: Space and Spatial Politics in the Short Stories of Eric Walrond and Carlos “Cubena” Guillermo Wilson

Cette étude se penche sur la représentation des noirs d’origine antillaise après la construction du canal de Panama dans une sélection de nouvelles d’Eric Walrond et de Carlos “Cubena” Guillermo Wilson. Ces deux écrivains dramatisent dans leurs œuvres le calvaire des Antillais qui, après avoir émigr...

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Bibliographic Details
In:URI:https://journals.openedition.org/jsse,
Main Author: Babb, Sharon
Format: Article ou chapitre numérique
Language:Anglais
Published: Journal of the Short Story in English 2021
Online Access:Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Summary:Cette étude se penche sur la représentation des noirs d’origine antillaise après la construction du canal de Panama dans une sélection de nouvelles d’Eric Walrond et de Carlos “Cubena” Guillermo Wilson. Ces deux écrivains dramatisent dans leurs œuvres le calvaire des Antillais qui, après avoir émigré au Panama durant la construction du canal s’y sont fixés après sa mise en fonction. L’intitulé de cette étude fait ressortir deux soucis majeurs. La première partie désigne la nature ambiguë du pays d’accueil, soit pour les migrants soit pour leurs descendants, pour lesquels les localités ne constituent pas toujours des lieux d’hospitalité mais des lieux d’hostilité. La deuxième partie renvoie aux nombreuses façons de placer les migrants selon une politique de l’espace. En d’autres termes, on s’interroge ici sur la manière dont les personnages négocient l’espace. Cette analyse porte sur “The Wharf Rats” et “Tropic Death”, tirés du recueil d’Eric Walrond intitulé Tropic Death, ainsi que sur “The Family” et “The Flour Boy”, tirés de Short Stories by Cubena, recueil de Carlos Guillermo Wilson. L’approche proposée est comparative : dans un premier temps, l’analyse porte sur “The Wharf Rats” et “The Family” et, dans un deuxième temps, sur “Tropic Death” et “The Flour Boy”. En évaluant et théorisant de manière critique la forme, la structure ainsi que les techniques de narration de ces récits, cette étude apporte des éléments de réponse sur le travail de ces auteurs, éléments qui pourront être liés non seulement à leurs liens panaméens, mais aussi à leurs différences de style et à leurs préoccupations de descendants d’immigrés. Les deux écrivains adoptent une voix narrative qui refuse d’être étouffée, un ton qui dénonce audacieusement la violence et la misère extrême qui affligent nombre de leurs personnages.