Sexualized Objects in D.H. Lawrence’s Short Fiction: Eros and Thanatos

Les objets qui animent les nouvelles et les romans courts que compose D.H. Lawrence pendant et après la Première Guerre mondiale (1914-1928) sont non seulement humanisés mais, de surcroît, investis d’une énergie magnétique qui reflète les sentiments de leurs possesseurs tout en ayant sur eux une inf...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/jsse,
Autor principal: Sitayeb, Stéphane
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:Anglais
Publicado: Journal of the Short Story in English 2019
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Sumario:Les objets qui animent les nouvelles et les romans courts que compose D.H. Lawrence pendant et après la Première Guerre mondiale (1914-1928) sont non seulement humanisés mais, de surcroît, investis d’une énergie magnétique qui reflète les sentiments de leurs possesseurs tout en ayant sur eux une influence en tant que pulsions de vie ou de mort. Pour autant que la poupée de The Captain’s Doll (1921, 1923) relève du fétichisme, de l’agalmatophilie et même du pygmalionisme, la poupée d’Hannele étant sa propre création, D.H. Lawrence explore l’essence physique des objets et des sujets en mettant en scène les classifications des paraphilies établies par les sexologues fin-de-siècle. Contrairement aux bibelots érotisés qui nourrissent les instincts de vie des personnages, de nombreux objets tels que le dé à coudre éveillent des pulsions autodestructrices chez les protagonistes de Lawrence affectés par la mentalité nihiliste de l’après-guerre. À travers la figure syllogomaniaque du collectionneur esclave de ses objets, Lawrence étudie les rouages du désir irrationnel, concept dont l’étymologie (de sidere, “des étoiles”) explique les conflits intérieurs qui se jouent dans sa fiction brève. En désirant l’objet inaccessible, les personnages de Lawrence sont oppressés par un « désir mimétique » qui confère à ses célèbres triangles de l’amour une intensité dramatique autant que philosophique. Si la fonction décorative de l’objet est détournée au bénéfice d’un symbolisme sexuel, le corps humain est objectivé et ses apparats, joyaux et vêtements traités comme des objets sensualisés, mesmérisants et artificiels.