Ordinary Tragedies in Madeleine Thien’s “A Map of the City”
Au début de “A Map of the City”, le roman court (novella) qui clôt le recueil de nouvelles de Madeleine Thien intitulé Simple Recipes, Miriam se demande dans quelle mesure sa famille a prise sur elle. Le caractère ordinaire de sa confusion et le caractère spécifique de l’histoire de sa famille, ses...
Tallennettuna:
| Julkaisussa: | URI:https://journals.openedition.org/jsse, |
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| Päätekijä: | |
| Aineistotyyppi: | Article ou chapitre numérique |
| Kieli: | Anglais |
| Julkaistu: |
Journal of the Short Story in English
2008
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| Linkit: | Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Yhteenveto: | Au début de “A Map of the City”, le roman court (novella) qui clôt le recueil de nouvelles de Madeleine Thien intitulé Simple Recipes, Miriam se demande dans quelle mesure sa famille a prise sur elle. Le caractère ordinaire de sa confusion et le caractère spécifique de l’histoire de sa famille, ses parents étant des Chinois d’Indonésie immigrés à Vancouver, donne à la nouvelle un double tranchant ; en choisissant d’écrire un récit du quotidien, Thien évite le piège de « l’exotisme post-colonial » que présente le motif de la diaspora chinoise.Thien rend l’étrangeté ordinaire en suggérant l’existence de liens entre la peine que Miriam éprouve en tant que jeune adulte et celle que son père ressent comme immigrant. Miriam approche l’Indonésie, le pays de la jeunesse de son père, à travers des images du quotidien qui soulignent la contradiction entre une vision pittoresque et sentimentale de la réalité, et le caractère éphémère d’un monde changeant. Finalement, la métaphore de la carte fonctionne comme un moyen pour Miriam de s’élever au-dessus d’un quotidien qui l’accable et de reprendre en main sa vie.Thien parvient ainsi à faire de l’expérience de la migration une tragédie familiale ordinaire en développant une esthétique du quotidien fondée sur le point de vue limité et confus d’une narratrice-protagoniste ordinaire ; sur des objets de tous les jours qui reflètent une réalité lointaine ; et sur la quête par la narratrice d’une métaphore capable d’englober la complexité de sa vie. A travers son récit du processus par lequel Miriam réussit à cartographier sa propre vie, Thien contribue à la redéfinition de la carte changeante de Vancouver, ainsi qu’à un renouvellement du récit d’immigration |
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