Mirrors of the Self and the Tradition of the “Female Gothic”: Scenes of Hauntings and Apparitions in Victorian and Modernist Short Fiction
Cet article a pour objet d’interroger le consensus théorique actuel sur l’histoire littéraire du gothique entre les XIXe et XXe siècles à partir d’un corpus de nouvelles victoriennes et modernistes qui mettent en scène, au tournant épiphanique de leur récit, le trope inquiétant et familier de la fem...
Kaydedildi:
| Yayımlandı: | URI:https://journals.openedition.org/jsse, |
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| Materyal Türü: | Article ou chapitre numérique |
| Dil: | Anglais |
| Baskı/Yayın Bilgisi: |
Journal of the Short Story in English
2019
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| Online Erişim: | Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Özet: | Cet article a pour objet d’interroger le consensus théorique actuel sur l’histoire littéraire du gothique entre les XIXe et XXe siècles à partir d’un corpus de nouvelles victoriennes et modernistes qui mettent en scène, au tournant épiphanique de leur récit, le trope inquiétant et familier de la femme devant son miroir. À partir de cette lecture comparée de scènes d’apparitions et de division du moi provenant de textes écrits avant et après 1880 par Elizabeth Gaskell, Virginia Woolf, Katherine Mansfield et Elizabeth Bowen, on mettra ici en évidence la continuité et la persistance des préoccupations et des anxiétés représentées par ces personnages féminins, continuité à la fois ancrée dans un contexte, et liée à la construction du sujet féminin dans la fiction en général et dans la nouvelle en particulier. La récurrence de ces scènes de miroir gothiques dans le roman et la nouvelle des XIXe et XXe siècles soulève non seulement la question du genre — au double sens de « genre » et « gender » — et de ses liens singuliers avec le gothique, mais aussi celle du retour troublant, voire du recyclage, des ingrédients du gothique d’un siècle à l’autre : faut-il voir, dans ce retour, l’expression d’un lien brisé entre le gothique et son rapport à l’histoire — ici l’histoire des femmes et de leur représentation — ou bien, au contraire, la trace d’une généalogie littéraire à retrouver, et d’une mémoire collective à retracer. |
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