From Marching to Walking: Transgressing in "The Prussian Officer" and "The Thorn in the Flesh"
Cet article aborde la question de la marche, de ses dérivés, ainsi que de l’évolution de ses diverses manifestations sémantiques à travers « The Prussian Officer » et « The Thorn in the Flesh ». Dans ces deux nouvelles, les deux jeunes soldats désertent la marche militaire (et les exercices militair...
Spremljeno u:
| Izdano u: | URI:https://journals.openedition.org/jsse, |
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| Glavni autor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Anglais |
| Izdano: |
Journal of the Short Story in English
2017
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| Online pristup: | Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sažetak: | Cet article aborde la question de la marche, de ses dérivés, ainsi que de l’évolution de ses diverses manifestations sémantiques à travers « The Prussian Officer » et « The Thorn in the Flesh ». Dans ces deux nouvelles, les deux jeunes soldats désertent la marche militaire (et les exercices militaires). Ils font ainsi l’expérience d’un rite de passage alors que chacun agresse physiquement son supérieur et fuit la marche militaire – qui contraint la progression dans un périmètre géographique, physique et hiérarchisé – en partant en courant (le mode de fuite le plus primitif), puis en marchant, passant au-delà des limites rigides et physiquement astreignantes de l’exercice codé. Ils marchent ainsi, en hâte et non sans douleur, en quête d’une vitalité authentique et, après une courte expérience d’aliénation salvatrice, se retrouvent finalement pris dans une impasse malheureuse. L’article s’interroge sur la façon dont ce mode de dé-placement au sein du texte, au-delà de la simple ambition de produire un récit réaliste, participe à la construction d’une tension. Ce dé-placement se reflète également dans le rythme et la sinuosité de la prose et, sur un mode métatextuel, dans les relations que le texte entretient avec le genre de la nouvelle : la prose de Lawrence ne suit pas les « lignes » de ce que l’on attend généralement d’un texte en prose mais elle réfléchit formellement la transgression et la fuite des soldats.En d’autres termes, ce trait non-digressif qui est propre à la nouvelle, associé à la dimension paradigmatique de la poésie, d’une certaine manière cadre, contraint et, à la fois, rend possibles les digressions transgressives sociales et physiques. La conclusion tente de faire converger la prose lawrencienne et la marche des soldats autour de la notion de créativité. Auteur et soldats, en transgressant les limites des genres littéraires et de la marche militaire, ont produit l’un des nouvelles, les autres leur propre sens de liberté. |
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