“Betch you’ bootsh!”: Jewish Humour, Jewish Identity, and Yiddish Literary Traditions in Abraham Cahan’s Yekl

Contrairement aux idées qu’avancent notamment Susan K. Harris et Sabine Haenni, le réalisme littéraire américain est un genre tout à fait approprié pour décrire la vie d’immigrants au tournant du vingtième siècle dans toutes ses subjectivités – parce qu’il recourt à des dialectes qui ne permettent p...

Deskribapen osoa

Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Argitaratua izan da:URI:https://journals.openedition.org/jsse,
Egile nagusia: Jansen, Brian
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Anglais
Argitaratua: Journal of the Short Story in English 2017
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Deskribapena
Gaia:Contrairement aux idées qu’avancent notamment Susan K. Harris et Sabine Haenni, le réalisme littéraire américain est un genre tout à fait approprié pour décrire la vie d’immigrants au tournant du vingtième siècle dans toutes ses subjectivités – parce qu’il recourt à des dialectes qui ne permettent pas de donner accès à l’intériorité des personnages ou parce qu’il s’orientait toujours vers des normes propres aux classes moyennes reléguant les immigrants à la marge. Cet article propose une autre manière de lire la littérature émanant de l’immigration à partir de Yekl, l’histoire du New York Yiddish d’Abraham Cahan. Yekl est lu comme un récit dont la dimension réaliste et le désir d’interpréter la culture yiddish américaine pour un public large se complètent – et se compliquent – car il prend en compte et s’engage dans une réflexion avec les traditions littéraires yiddishs qui ne relèvent pas du réalisme : le conte populaire, les figures populaires comme le schlemiel (le pauvre maladroit) et l’humour que l’on trouve dans les formes verbales, le recours à l’anecdote et à la dérision. La technique narrative qu’emploie Cahan et plus particulièrement son utilisation du dialecte yiddish et de l’humour font plus que de recréer des stéréotypes. La novella tourne ses personnages en ridicule et ce dans le but plus large de célébrer l’identité yiddish et son héritage.