“The Moon Shines Clear, the Horseman’s Here” by Éilís Ní Dhuibhne, or the Art of Reconciling Orality and Literacy
Éilís Ní Dhuibhne (née en 1954) est une romancière et nouvelliste irlandaise contemporaine dont le travail est caractérisé par une grande ironie mais aussi par le désir de réconcilier tradition orale et modernité. La nouvelle “The Moon Shines Clear, the Horseman’s Here,” publiée en 2003 dans l’antho...
محفوظ في:
| الحاوية / القاعدة: | URI:https://journals.openedition.org/jsse, |
|---|---|
| المؤلف الرئيسي: | |
| التنسيق: | Article ou chapitre numérique |
| اللغة: | Anglais |
| منشور في: |
Journal of the Short Story in English
2015
|
| الوصول للمادة أونلاين: | Accès Université d'Orléans et IFPM |
| الملخص: | Éilís Ní Dhuibhne (née en 1954) est une romancière et nouvelliste irlandaise contemporaine dont le travail est caractérisé par une grande ironie mais aussi par le désir de réconcilier tradition orale et modernité. La nouvelle “The Moon Shines Clear, the Horseman’s Here,” publiée en 2003 dans l’anthologie de David Marcus Phoenix Irish Short Stories, illustre la façon dont elle alterne des récits situés dans le présent avec des contes issus de la tradition orale. La nouvelle dépeint le retour en Irlande de Polly, exilée au Danemark pendant trente ans, après que sa mère l’a chassée de la maison en apprenant qu’elle était enceinte d’un jeune pêcheur disparu dans des circonstances tragiques. Polly espère que ce retour au pays lui donnera l’occasion de se sentir de nouveau « entière » en ayant enfin la possibilité de raconter à sa mère le récit de sa vie. Le dialogue entre les deux femmes s’avère très décevant cependant, même si la mère donne involontairement un indice à Polly en récitant un vieux conte surgi inopinément de sa mémoire et dont elle prétend avoir oublié la fin. Polly réussit finalement à trouver le reste du conte dans un livre, une étape nécessaire avant de pouvoir raconter sa propre histoire à la mère de son amant, accomplissant ainsi ce que Paul Ricoeur appelle la « configuration narrative. » Ce que cette nouvelle démontre brillamment est la façon dont Éilís Ní Dhuibhne accomplit ici une réconciliation de l’oral et de l’écrit tout en ayant recours à une esthétique picturale et en soulignant le rôle central de la mémoire dans le processus de création si essentiel à la quête identitaire de Polly. |
|---|