“Disjected Snapshots”: Photography in the Short Stories of Elizabeth Bowen
Dans la préface de son recueil de nouvelles parues pendant la deuxième guerre mondiale, Bowen parle de son œuvre comme d'une séries de photographies: “Taken singly, they [the short stories] are disjected snapshots – snapshots taken from close up, too close up, in the middle of the mêlée of a ba...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/jsse, |
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| Hlavní autor: | |
| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Vydáno: |
Journal of the Short Story in English
2014
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Dans la préface de son recueil de nouvelles parues pendant la deuxième guerre mondiale, Bowen parle de son œuvre comme d'une séries de photographies: “Taken singly, they [the short stories] are disjected snapshots – snapshots taken from close up, too close up, in the middle of the mêlée of a battle”. Que Bowen assume et minimise l'influence de la photographie sur son œuvre simultanément est typique de son commentaire critique ; ainsi, par exemple, elle parle de ses nouvelles comme des esquisses visuelles, mais met aussi l'accent sur le fait que cet aspect visuel existe souvent au détriment de la nature narrative de la nouvelle. Toutefois, dans un certain nombre de ses nouvelles, la photographie est l'élément central de la trame, la source et l'incarnation de l'écriture elle-même : elle ne retire rien de l'écriture, mais crée un cadre pour la narration, dont elle devient ainsi un élément structurant essentiel. Les clichés donnent une forme concrète au principe visuel caractéristique de l'écriture de Bowen, et inspirent la trame de ses nouvelles, tout en fonctionnant comme un symbole de la réification possible de la forme littéraire de la nouvelle dans le cas d'un usage abusif de l'hypotypose, où les "clichés" prennent la place de véritables histoires. Dans cet article, je tente de montrer comment Bowen utilise la photographie dans ses nouvelles, et dans quelle mesure la nature paradoxale de sa présence correspond à une meilleure compréhension de ses buts artistiques. La photographie dans les nouvelles de Bowen est de fait un exemple intéressant d'un écrivain moderniste et ses tentatives d'étendre les possibilités du langage, et par conséquent de mieux cerner la nature éphémère de la réalité : elle représente à la fois la promesse et les limites de l'intertextualité transartistique. |
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