God, Church and Family: moral give-and take in André Dubus' A Father’s Story
Dans L’histoire d’un père d’André Dubus, afin de protéger sa fille Jennifer, Luke Ripley, catholique pratiquant, garde le silence autour du crime que celle-ci a commis en tuant un homme dans un accident de la route. Cette réaction qui bafoue les impératifs moraux et légaux résulte de l’attitude cont...
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| Veröffentlicht in: | URI:https://journals.openedition.org/jsse, |
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| 1. Verfasser: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprache: | Français |
| Veröffentlicht: |
Journal of the Short Story in English
2008
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| Online Zugang: | Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Zusammenfassung: | Dans L’histoire d’un père d’André Dubus, afin de protéger sa fille Jennifer, Luke Ripley, catholique pratiquant, garde le silence autour du crime que celle-ci a commis en tuant un homme dans un accident de la route. Cette réaction qui bafoue les impératifs moraux et légaux résulte de l’attitude contradictoire du père vis-à-vis de l’idéologie paternaliste de l’église envers les femmes, idéologie à laquelle à la fois il adhère mais qu’il finit aussi par rejeter. Son différend avec la doctrine catholique se nourrit de ce que David Tracy appelle «l’imagination analogique» selon laquelle, chez les catholiques pratiquants, Dieu devient comme un membre de la famille si proche que par moments on peut même être en profond désaccord avec lui.La décision de l’église qui a provoqué le plus grand conflit chez Luke, est l’interdiction de la contraception dans l’encyclique Humanae Vitae de 1968, dont les consignes avaient détruit l’équilibre de la vie conjugale du personnage et avaient précipité son divorce. Vivant désormais seul, chaque visite de sa fille le perturbe. Luke ressent vivement l’absence de sa femme.Luke pardonne à Jennifer son meurtre et par là rejette la rigidité paternaliste de l’église. Toutefois, son action fait que le père impose son emprise sur la fille, puisque cette forme de complicité lui assure le dévouement à vie de cette dernière. A la fin du texte, Luke rationalise son comportement en prétendant, qu’à l’opposé de lui, Dieu n’a jamais eu de fille, ni n’a été contraint de perdre sa femme. |
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