Vous avez dit « rééquilibrage » et décolonisation ? Retour sur 40 ans de va-et-vient institutionnels sur souveraineté et colonialisme en Nouvelle-Calédonie (1980-2018)

Faire de l’anthropologie en contexte colonial quand on est citoyen de la métropole coloniale, ne peut pas être neutre, surtout quand on est, en tant que citoyen, anti-colonialiste. Depuis la fin de l’Indigénat, les Kanak sont entrés dans le monde politique pour y revendiquer petit à petit leurs droi...

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Dettagli Bibliografici
Pubblicato in:URI:https://journals.openedition.org/jso,
Autore principale: Leblic, Isabelle
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: Journal de la société des océanistes 2019
Soggetti:
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Faire de l’anthropologie en contexte colonial quand on est citoyen de la métropole coloniale, ne peut pas être neutre, surtout quand on est, en tant que citoyen, anti-colonialiste. Depuis la fin de l’Indigénat, les Kanak sont entrés dans le monde politique pour y revendiquer petit à petit leurs droits en tant que citoyens français à part entière, la reconnaissance de leur identité, puis l’indépendance de leur pays en tant que peuple autochtone. Une part de la revendication est l’effectivité du rééquilibrage, surtout en cette veille de référendum d’autodétermination. Le retour fait ici sur 40 ans de vie institutionnelle sur ce territoire au regard de l’objectif d’indépendance, en prenant en compte la campagne électorale pour le référendum et les diverses forces en présence, permet de mettre en avant que, ce que d’aucuns appelle « décolonisation dans la république », peut être parfois perçu comme une recolonisation. Cet article revient aussi sur les termes indépendance versus souveraineté qui sont au cœur du débat calédonien.