« Je ne sais pas ce que c’est, la coutume » : la coutume kanak par-delà tradition et modernité
Le référendum néo-calédonien oppose la culture occidentale, communément associée à la modernité, et le monde kanak assimilé à la coutume. Héritage colonial, cette représentation des relations avec les sociétés dites traditionnelles traduit une perspective eurocentrée qui manque à comprendre les soci...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/jso, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Journal de la société des océanistes
2019
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Le référendum néo-calédonien oppose la culture occidentale, communément associée à la modernité, et le monde kanak assimilé à la coutume. Héritage colonial, cette représentation des relations avec les sociétés dites traditionnelles traduit une perspective eurocentrée qui manque à comprendre les sociétés dans leurs propres termes. Le présent article montre que la notion française de coutume entend rendre compte d’une configuration de catégories de pensée et de valeurs qui, dans les langues kanak, ne se réduisent pas aux oppositions occidentales tradition/modernité ou nature/culture. Alors que la crise environnementale planétaire conduit à reconsidérer ces deux oppositions, les cultures kanak – qui n’ont pas attendu le « progrès » ou « l’économie de marché » pour se perpétuer – empruntent à la modernité avant tout pour maintenir la cohérence de leurs organisations et la vitalité de leur vie sociale. |
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