Figures du pouvoir dans l’archipel des Tuamotu (Polynésie française) : ce que c’est que d’être chef
Les premiers Européens parvenus aux Tuamotu ont décrit une société peu hiérarchisée et subissant, dans toutes ses composantes, l’influence négative d’un environnement naturel pénalisant. Ce modèle a été largement diffusé depuis, sans que les systèmes politiques de la période des premiers contacts fa...
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| الحاوية / القاعدة: | URI:https://journals.openedition.org/jso, |
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| المؤلف الرئيسي: | |
| التنسيق: | Article ou chapitre numérique |
| اللغة: | Français |
| منشور في: |
Journal de la société des océanistes
2010
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| الموضوعات: | |
| الوصول للمادة أونلاين: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| الملخص: | Les premiers Européens parvenus aux Tuamotu ont décrit une société peu hiérarchisée et subissant, dans toutes ses composantes, l’influence négative d’un environnement naturel pénalisant. Ce modèle a été largement diffusé depuis, sans que les systèmes politiques de la période des premiers contacts fassent l’objet d’études approfondies. La première partie de l’article offre une analyse du rôle des ariki (chefs), en prenant appui sur des matériaux historiques peu connus. Elle fait apparaître des figures de chefs héréditaires puissants, mais aussi la présence d’idées ou d’institutions contribuant à leur « fragilisation » et à la mobilité du pouvoir en général : l’existence de « failles » dans les règles de succession, l’obligation impérieuse du retour aux populations, notamment au travers de la reproduction de l’abondance, l’importance des formes de pouvoir acquises, etc. La seconde partie montre que certaines représentations, tenant par exemple à la « juste manière » d’être chef ou aux moyens d’exhausser son statut, continuent d’habiter la vie politique actuelle et de maintenir ces sociétés « en tension ». |
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