Partage à la demande et clôtures : Quelques aspects des nouvelles maisonnées de Port-Vila

Cet article discute certains aspects de la vie urbaine dans la capitale du Vanuatu. Lors de mes dernières recherches de terrain (2010 et 2014), j’ai étudié l’économie des maisonnées et l’organisation sociale des quartiers informels existant autour de la ville de Port-Vila. Je présente ici un aspect...

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Wedi'i Gadw mewn:
Manylion Llyfryddiaeth
Cyhoeddwyd yn:URI:https://journals.openedition.org/jso,
Prif Awdur: Rio, Knut
Fformat: Article ou chapitre numérique
Iaith:Français
Cyhoeddwyd: Journal de la société des océanistes 2017
Pynciau:
Mynediad Ar-lein:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Crynodeb:Cet article discute certains aspects de la vie urbaine dans la capitale du Vanuatu. Lors de mes dernières recherches de terrain (2010 et 2014), j’ai étudié l’économie des maisonnées et l’organisation sociale des quartiers informels existant autour de la ville de Port-Vila. Je présente ici un aspect particulier de ces quartiers et mets à l’épreuve le débat établi sur la réciprocité mélanésienne, soit le partage à la demande et le don. Dans le cas qui m’intéresse, les résidents de nombreuses maisonnées installent un petit magasin où les membres de la famille et les amis du voisinage peuvent acheter les articles ménagers dont ils ont besoin. Comme la maison elle-même, ce petit magasin est clôturé et fermé, non par peur du vol, mais comme moyen de protection contre le partage à la demande agressif et la convoitise. Je défends l’idée que les gens de Port-Vila ont recours à ces magasins pour protéger la valeur du partage de la famille et des voisins toujours plus envahissants