La chefferie autrement. Une notion mille-feuilles bonne à repenser

Cet article présente la réalité polyphonique, historiquement stratifiée et située de la notion de chefferie dans le contexte de la politique fidjienne récente. Sur la base d’une enquête de terrain de longue durée, il explore la complexité et le pluralisme inhérents à la figure du chef à Fidji. La no...

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Detalhes bibliográficos
Publicado no:URI:https://journals.openedition.org/jso,
Autor principal: Cretton, Viviane
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: Journal de la société des océanistes 2016
Assuntos:
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:Cet article présente la réalité polyphonique, historiquement stratifiée et située de la notion de chefferie dans le contexte de la politique fidjienne récente. Sur la base d’une enquête de terrain de longue durée, il explore la complexité et le pluralisme inhérents à la figure du chef à Fidji. La notion de chefferie est d’abord déconstruite au prisme des influences occidentales et coloniales qui l’ont façonnée. L’hétérogénéité qui a caractérisé l’ensemble des chefs fidjiens durant le coup d’État de 2000 est ici mise en évidence. Puis le texte revisite le rôle de médiation joué par les leaders légitimes (et moins légitimes) durant ce coup d’État. Il examine l’efficacité de certaines pratiques spécifiquement fidjiennes de résolution du conflit qui mettent en jeu des objets de chef (dent de cachalot ou tabua). En continuité, l’article relie les trajectoires de plusieurs dirigeants successifs après l’Indépendance à diverses interprétations, également plurielles, de leur mana. Ce faisant, il analyse la nouvelle configuration de la classe sociopolitique fidjienne dans toute sa complexité.