« J’en ai tellement marre d’aller à la clinique tous les mois ! » : vih, antirétroviraux et prise en charge médicale aux îles Fidji

À partir d’une enquête portant sur l’expérience du vih aux îles Fidji, cet article examine les raisons qui amènent les personnes séropositives d’origine fidjienne autochtone à cesser la prise en charge médicale de leur condition. Trois arguments sont défendus. Je soutiens d’abord que la décision des...

Deskribapen osoa

Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Argitaratua izan da:URI:https://journals.openedition.org/jso,
Egile nagusia: Labbé, Fabienne
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Français
Argitaratua: Journal de la société des océanistes 2016
Gaiak:
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Deskribapena
Gaia:À partir d’une enquête portant sur l’expérience du vih aux îles Fidji, cet article examine les raisons qui amènent les personnes séropositives d’origine fidjienne autochtone à cesser la prise en charge médicale de leur condition. Trois arguments sont défendus. Je soutiens d’abord que la décision des personnes séropositives d’observer ou non la prise en charge de leur condition se prend dans un univers moral où préserver sa réputation et celle de sa famille et de son lignage est considéré plus important que la seule santé ou survie. Deuxièmement, je soutiens que la capacité des patients de s’astreindre au traitement et au suivi de leur condition est fortement tributaire de leur capacité à assumer les coûts associés à ceux-ci. Troisièmement, je soutiens que la relation soignant-soigné et les dysfonctionnements du système de santé concourent à faire de la prise en charge un fardeau qui prédispose aux interruptions de soins. En conclusion, je formule des recommandations pour améliorer l’expérience de la prise en charge médicale du vih aux Fidji.