Parallel journeys in Korafe women’s laments (Oro Province, Papua New Guinea)
Cet article traite des rites et pratiques funéraires des Korafe en insistant sur le rôle essentiel des relations féminines du défunt, afin de contribuer à la littérature (en accroissement constant) réévaluant les rôles rituels et le statut des femmes. Par leurs lamentations, les femmes débutent, fon...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/jso, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Anglais |
| Udgivet: |
Journal de la société des océanistes
2010
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Cet article traite des rites et pratiques funéraires des Korafe en insistant sur le rôle essentiel des relations féminines du défunt, afin de contribuer à la littérature (en accroissement constant) réévaluant les rôles rituels et le statut des femmes. Par leurs lamentations, les femmes débutent, font progresser et mettent un terme aux procédures nécessaires à la transformation d’un cadavre en reliques, ainsi qu’un esprit triste et en colère en un ancêtre dans les pouvoirs desquels les vivants pourront puiser. Ces processus physiques et spirituels parallèles l’un à l’autre s’accompagnent d’une série de réajustements des relations au sein des vivants, qui doivent construire leur chagrin, replacer des personnages importants dans leur cercle social et recréer ceux des liens qui avaient été établis avec le défunt. Celles des femmes qui avaient un rôle central dans le réseau social du défunt sont cruciales pour ces procédures. Le deuil et la réclusion des veuves sont nécessaires à la reconstitution des rôles et réseaux sociaux des endeuillés, ce qui permet la transformation spirituelle du disparu et confère aux parties molles du corps de pourrir. Cette dernière pratique est importante dans les coutumes magiques des Korafé car les ossements sont des restes qui étaient traditionnellement récupérés et utilisés pour accéder aux pouvoirs magiques des ancêtres. Les veuves avaient ainsi des rôles culturellement reconnus dans la reproduction de la société et dans le système cosmologique dans son ensemble ; un rôle auquel elles ne renoncent pas aisément, malgré leur engagement contemporain dans la chrétienté. |
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