The temporal dilemma of death
L’un des dilemmes que la mort crée pour les endeuillés concerne le temps. Hertz a montré que la coupure de liens sociaux demande que des rituels puissent étendre le départ d’une personne décédée. Selon Rappaport, les rituels sont aussi un moyen de « numériser » le processus analogique prolongé de po...
Sparad:
| I publikationen: | URI:https://journals.openedition.org/jso, |
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| Huvudupphovsman: | |
| Materialtyp: | Article ou chapitre numérique |
| Språk: | Anglais |
| Publicerad: |
Journal de la société des océanistes
2010
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| Länkar: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sammanfattning: | L’un des dilemmes que la mort crée pour les endeuillés concerne le temps. Hertz a montré que la coupure de liens sociaux demande que des rituels puissent étendre le départ d’une personne décédée. Selon Rappaport, les rituels sont aussi un moyen de « numériser » le processus analogique prolongé de pourriture du corps et d’oubli. Dans cet article, j’étudie comment ce dilemme temporel est résolu par des rituels mortuaires dans le nord-ouest de l’Australie. Les objets possédés jouent ici un rôle important, et j’avance l’idée que leur traitement rituel reflète également ce dilemme temporel. Ces biens peuvent utilement être considérés comme l’objectification durable de souvenirs, tout en renvoyant simultanément à l’exclusion « numérisée » d’autres souvenirs. Un bien personnel enchâsse donc le même problème de continuité et de distinction que celui posé par le corps mort. Ceci signifie que ce qui arrive aux objets lors des funérailles va bien au-delà de question d’héritage ou de redistribution de biens. |
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