Shifting Ecological Imaginaries in the Ok Tedi Mining Crisis in Papua New Guinea
Jusqu’à la fin des années soixante-dix, les systèmes de gestion de l’environnement par les propriétaires terriens de la haute rivière Ok Tedi en Papouasie Nouvelle- Guinée reposaient sur les possibilités d’accès et le contrôle des terres, des ressources et de l’eau. L’écologie de subsistance des ann...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/jso, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Anglais |
| Publicado: |
Journal de la société des océanistes
2008
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| Materias: | |
| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | Jusqu’à la fin des années soixante-dix, les systèmes de gestion de l’environnement par les propriétaires terriens de la haute rivière Ok Tedi en Papouasie Nouvelle- Guinée reposaient sur les possibilités d’accès et le contrôle des terres, des ressources et de l’eau. L’écologie de subsistance des années soixante-dix a fourni les éléments d’analyse des savoirs traditionnels concernant l’environnement et les droits et usages des ressources. Le projet minier d’Ok Tedi a vu le jour au début des années quatre-vingt. La mine est un projet à visée globale et les voies d’eau ont été soumises à rude épreuve au profit d’une gestion de l’environnement capitaliste et industrielle. Les propriétaires terriens de la région, vivant en économie d’autosubsistance à la périphérie de l’espace global, ont subi les affres de la transition complexe au capitalisme, face à des paysages ravagés par l’industrialisation ; pour eux, ce fut une expérience tout à fait nouvelle. L’écologie politique des années quatre-vingt a permis l’analyse de l’appropriation des ressources et de leur utilisation dans un système de production capitaliste. L’écologie immorale de la mine a menacé l’écologie morale de subsistance et s’est jouée entre une vision globale versus locale des imaginaires de l’environnement équipés de différents pouvoirs et technologies. L’écologie de libération des années quatre-vingt-dix nous renseigne sur les analyses du potentiel libératoire d’un mouvement de résistance écologique populaire apparu en réponse aux sévères dégradations de l’environnement dues à la mine et qui menacent les moyens d’existence de plus de 30 000 personnes vivant le long des rivières Ok Tedi et Fly. Aujourd’hui encore, cette crise minière, est caractérisée par des représentations conflictuelles de l’environnement entre mineurs, propriétaires terriens et chercheurs en sciences sociales. |
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