Mettre en mots, en nombres et en politique la nature néo-calédonienne

L’anthropologie s’est toujours intéressée aux rapports entre les sociétés humaines et leurs ressources naturelles. Plus récemment, l’anthropologie a exploré la notion de nature-patrimoine, tendant ainsi à constituer une anthropologie de l’environnement encore en formation. Cet article se situe dans...

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Pubblicato in:URI:https://journals.openedition.org/jso,
Autore principale: Faugère, Elsa
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: Journal de la société des océanistes 2011
Soggetti:
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:L’anthropologie s’est toujours intéressée aux rapports entre les sociétés humaines et leurs ressources naturelles. Plus récemment, l’anthropologie a exploré la notion de nature-patrimoine, tendant ainsi à constituer une anthropologie de l’environnement encore en formation. Cet article se situe dans ce cadre-là. En prenant comme point de départ et d’interrogation l’existence du Programme de conservation des forêts sèches de Nouvelle-Calédonie, cet article adopte une perspective historique pour tenter de comprendre comment et pourquoi la nature néo-calédonienne figure, depuis la fin des années 1980 et le milieu des années 1990, dans la liste de deux principaux classements internationaux en matière de conservation de la biodiversité : celui de Conservation International avec la notion de hotspot et celui du wwf avec la notion d’éco-régions. Se basant sur une analyse de textes et quelques entretiens, cet article tente de poser des jalons de l’histoire de la botanique en Nouvelle-Calédonie centrée sur les opérations de mise en mots et en nombres de la nature. L’intense et ancienne exploration botanique de la Nouvelle-Calédonie permet de mieux comprendre pourquoi, dans les années 1980-1990, les forêts sèches ont fait l’objet d’une attention scientifique particulière et conduit à la mise en alerte des pouvoirs publics locaux ainsi que d’une ong internationale de la conservation, le wwf.