Le personnage du militant dans la fiction océanienne d’expression française
La politique ne se réduit pas aux rôles des gouvernants : elle est aussi le fait des inconnu·es qui s’engagent dans l’action collective pour peser dans les rapports de force. Un trait saillant de la littérature francophone du Pacifique est précisément le rôle qu’y jouent les personnages du militant...
שמור ב:
| הוצא לאור ב: | URI:https://journals.openedition.org/jso, |
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| מחבר ראשי: | |
| פורמט: | Article ou chapitre numérique |
| שפה: | Français |
| יצא לאור: |
Journal de la société des océanistes
2025
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| נושאים: | |
| גישה מקוונת: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| סיכום: | La politique ne se réduit pas aux rôles des gouvernants : elle est aussi le fait des inconnu·es qui s’engagent dans l’action collective pour peser dans les rapports de force. Un trait saillant de la littérature francophone du Pacifique est précisément le rôle qu’y jouent les personnages du militant ou de la militante, généralement autochtones, qui luttent pour leurs droits et s’opposent à la logique coloniale et/ou capitaliste. C’est le cas, en particulier, de Terii dans L’Île des rêves écrasés (1991) de Chantal T. Spitz, de Rori dans Mūtismes (2002) de Titaua Peu, du Tahitien dans Le Bambou noir (2005) de Jean-Marc Tera'ituatini Pambrun et de Tiapi, Tâdo et Willy dans Tâdo, Tâdo wéé ! (2012) de Dewé Gorodé. Les convergences idéologiques sont importantes dans ces œuvres, mais à la différence des textes tahitiens, les militant·es anonymes, profondément lié·es aux personnages qui incarnent la résistance kanak, jouent un rôle essentiel, en tant que sujet collectif, dans le roman de Déwé Gorodé. |
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