Une « indépendance socialiste » en Polynésie française ? Les réseaux du Ia Mana te Nuna‘a au carrefour de luttes transnationales (1975-1985)
Les revendications autochtones en Polynésie française sont nourries par les réflexions de partis indépendantistes inscrits dans le mouvement d’affirmation identitaire des années 1970. Le Ia Mana te Nuna‘a (« le pouvoir au peuple ») est fondé en 1975 par un groupe d’étudiants de retour d’Hexagone. Se...
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/jso, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
Journal de la société des océanistes
2024
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| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Les revendications autochtones en Polynésie française sont nourries par les réflexions de partis indépendantistes inscrits dans le mouvement d’affirmation identitaire des années 1970. Le Ia Mana te Nuna‘a (« le pouvoir au peuple ») est fondé en 1975 par un groupe d’étudiants de retour d’Hexagone. Ses fondateurs développent un socialisme hybride forgé par l’influence des luttes transnationales provenant des universités. Le noyau dur du parti reste fortement influencé par le mouvement de Mai 68 avant de s’ancrer dans un pan-océanisme en plein essor pendant la décennie 1980. Leurs mobilités régionales et internationales favorisent une innovation des pratiques politiques Mā‘ohi. Si le parti s’est effacé dans les urnes, son héritage, comme ses innovations dans le champ lexical politique, imprègne désormais de nombreux écosystèmes politiques et culturels de Polynésie française. |
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