L’artisanat traditionnel en Polynésie française : de l’économie touristique à l’élaboration des identités insulaires

Depuis deux décennies, les pouvoirs publics de la Polynésie française ne cessent d’exercer leurs efforts pour développer le tourisme à Tahiti comme dans les archipels. Avec la construction de structures d’accueil de luxe, les visiteurs sans cesse plus nombreux ont à leur tour généré une forte demand...

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গ্রন্থ-পঞ্জীর বিবরন
প্রকাশিত:URI:https://journals.openedition.org/jso,
প্রধান লেখক: Ginolin, Olivier
বিন্যাস: Article ou chapitre numérique
ভাষা:Français
প্রকাশিত: Journal de la société des océanistes 2007
বিষয়গুলি:
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সংক্ষিপ্ত:Depuis deux décennies, les pouvoirs publics de la Polynésie française ne cessent d’exercer leurs efforts pour développer le tourisme à Tahiti comme dans les archipels. Avec la construction de structures d’accueil de luxe, les visiteurs sans cesse plus nombreux ont à leur tour généré une forte demande d’activités folkloriques de toutes sortes. Parmi celles-ci, l’une est particulièrement révélatrice des dynamiques qui traversent la société polynésienne contemporaine ; l’artisanat traditionnel. Longtemps resté un secteur économique marginal jusqu’au début des années 1980, celui-ci s’est considérablement développé depuis, sortant de la sphère domestique, pour devenir en peu de temps, un enjeu économique majeur pour près de dix milles artisans recensés à ce jour sur l’ensemble du territoire. Parallèlement au renforcement du marché artisanal en direction des touristes, la Polynésie connaît, depuis l’autonomie du territoire, une politique culturelle volontariste qui tend à patrimonialiser certaines activités redéfinies comme traditionnelles. L’artisanat traditionnel renaissant sera dès lors lui aussi considéré comme activité culturelle à part entière. À ce titre, l’activité artisanale acquiert un nouveau statut social, à la croisé d’une double dynamique sociétale : l’une, exogène et économique, générée en partie par la demande touristique et, l’autre, endogène et culturelle, qui attribue aux objets artisanaux de nouvelles prérogatives, véhiculant de nouvelles valeurs, comme autant de lieux d’expression des identités insulaires en cours d’élaboration.