Le pentecôtisme en Polynésie française : innovations religieuses et dynamiques du changement socioculturel

Alors que l’expansion du christianisme en Océanie — en particulier la « seconde vague » d’Églises de professants militants qui viennent contester des Églises anciennes devenues « traditionnelles » — est encore fréquemment analysée en termes de « contact fatal » ou d’acculturation, l’histoire du pent...

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Wedi'i Gadw mewn:
Manylion Llyfryddiaeth
Cyhoeddwyd yn:URI:https://journals.openedition.org/jso,
Prif Awdur: Fer, Yannick
Fformat: Article ou chapitre numérique
Iaith:Français
Cyhoeddwyd: Journal de la société des océanistes 2007
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Mynediad Ar-lein:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Crynodeb:Alors que l’expansion du christianisme en Océanie — en particulier la « seconde vague » d’Églises de professants militants qui viennent contester des Églises anciennes devenues « traditionnelles » — est encore fréquemment analysée en termes de « contact fatal » ou d’acculturation, l’histoire du pentecôtisme en Polynésie française met à jour des dynamiques bien plus complexes et ambivalentes. D’abord perçu comme une religion étrangère (ou « secte », fa’aro’e’e¯) du fait de son implantation au sein de la communauté chinoise, il a en effet donné naissance à une Église transculturelle — les assemblées de Dieu de Polynésie française — qui apparaît moins comme un facteur d’occidentalisation que comme un révélateur de dynamiques socioculturelles ni tout à fait « exogènes », ni exclusivement « endogènes » : pluralisation des identités, autonomisation tendancielle des individus vis-à-vis des obligations familiales et communautaires. Certains courants du pentecôtisme, porteurs d’un credo plus libéral que les assemblées de Dieu, se sont même engagés dans des formes de militantisme culturel ma¯’ohi, s’inscrivant ainsi dans un processus plus vaste qui fait glisser l’identité culturelle du registre de l’héritage obligé à celui de la réappropriation volontaire.