Mythe, métaphore, métamorphose et marches : l’igname chez les Lau de Malaita, îles Salomon

Comme l’indique Barrau, une synergie terre-mère s’effectue en Mélanésie par une relation d’équivalence entre deux récoltes, celles de poissons et celles de légumes. Les Lau de Malaita fondent cette convertibilité au moyen du mythe d’origine de l’igname. Dérobé aux esprits, le tubercule se transforme...

Szczegółowa specyfikacja

Zapisane w:
Opis bibliograficzny
Wydane w:URI:https://journals.openedition.org/jso,
1. autor: Maranda, Pierre
Format: Article ou chapitre numérique
Język:Français
Wydane: Journal de la société des océanistes 2008
Hasła przedmiotowe:
Dostęp online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Streszczenie:Comme l’indique Barrau, une synergie terre-mère s’effectue en Mélanésie par une relation d’équivalence entre deux récoltes, celles de poissons et celles de légumes. Les Lau de Malaita fondent cette convertibilité au moyen du mythe d’origine de l’igname. Dérobé aux esprits, le tubercule se transforme en poisson. Or ses écailles ressemblent aux coupures en lesquelles on détaille l’igname pour la planter. Jetées sur un tas d’ordures, les écailles germent et implantent ainsi l’igname à Malaita. On développe donc une métaphore en métamorphose qui génère un mythe d’origine, qu’on peut interpréter comme la charte des marchés traditionnels. Là, opératrices de la synergie terre-mer, les femmes transforment les produits marins en produits de la terre et inversement.