Tanna : romancer la kastom, éluder l'exotisme ?

De nombreux débats portent sur les représentations de l'exotisme dans le Pacifique, que ce soit dans le domaine de l'anthropologie, des arts ou du cinéma. Le film Tanna, créé et filmé au Vanuatu, sur l’île du même nom, par les réalisateurs australiens Bentley Dean et Martin Butler, a été à...

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Dans:URI:https://journals.openedition.org/jso,
Auteur principal: Jolly, Margaret
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Journal de la société des océanistes 2019
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:De nombreux débats portent sur les représentations de l'exotisme dans le Pacifique, que ce soit dans le domaine de l'anthropologie, des arts ou du cinéma. Le film Tanna, créé et filmé au Vanuatu, sur l’île du même nom, par les réalisateurs australiens Bentley Dean et Martin Butler, a été à la fois applaudi et critiqué pour avoir présenté le Vanuatu et ses habitants comme exotiques. De tels jugements doivent tenir compte de la complexité de cette co-création australienne et ni-Vanuatu qui se situe dans un entre-deux flottant entre réalité ethnographique et fiction cinématographique, tout en évoquant un sentiment de distance et de différence, ainsi que les émotions partagées de la réalité humaine face à un jeune amour et une disparition tragique. Cet article propose donc une analyse du film et de son accueil critique.