La révision toponymique (et cartographique) en Nouvelle-Calédonie (1983-1993)

Avec l’accord de Nouméa de 1998, impliquant la restauration des noms kanak, la toponymie vernaculaire occupe régulièrement la scène médiatique depuis les premières actions de la province Nord à partir de 2002. Il paraît donc intéressant de voir d’abord, et succinctement, comment ce sujet a été trait...

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Dans:URI:https://journals.openedition.org/jso,
Auteur principal: Chatelier, Jean
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Journal de la société des océanistes 2010
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Avec l’accord de Nouméa de 1998, impliquant la restauration des noms kanak, la toponymie vernaculaire occupe régulièrement la scène médiatique depuis les premières actions de la province Nord à partir de 2002. Il paraît donc intéressant de voir d’abord, et succinctement, comment ce sujet a été traité depuis les premières cartes officielles jusqu’à nos jours, puis de s’attarder un peu plus sur la révision toponymique menée par le Service topographique de la Nouvelle-Calédonie entre 1983 et 1993, ce en même temps que la révision de la carte IGNde base à l’échelle du 1 : 50 000. Il sera aidé en cela par la Commission nationale de toponymie de l’IGNet l’université Paris III, ex Institut national des langues et civilisations orientales. Cette Action, ou plutôt cette expérience originale et sans précédent, dont on soulignera les principaux traits, a révélé un patrimoine particulièrement riche et abondant, encore aujourd’hui. Si celui-ci est menacé par l’évolution en cours et l’occidentalisation, sa sauvegarde sur le long terme et sa valorisation au travers de la documentation moderne, tant au niveau local que national, voire international, dépendront pour une grande part, de la continuité des actions avec la révision de 1983-1993, de la recherche d’une certaine simplification des écritures au travers d’une normalisation et enfin du respect de procédures d’officialisation. Les compétences en la matière, locales et nationales, n’ont jamais été aussi nombreuses ; il conviendrait donc de les rassembler sur cet objectif. C’est le défi qu’il nous faudra, tous ensemble, relever aujourd’hui.