Taperekue ou abandonner sa demeure. Une population rurale guaranophone du Paraguay
Taperekue ou abandonner sa demeure. Une population rurale guaranophone du Paraguay. Depuis les années 1940, la grande mobilité géographique des populations rurales paraguayennes a suscité l’attention des chercheurs tant elle paraissait contradictoire avec l’idée traditionnelle d’un paysannat attaché...
Wedi'i Gadw mewn:
| Cyhoeddwyd yn: | URI:https://journals.openedition.org/jsa, |
|---|---|
| Prif Awdur: | |
| Fformat: | Article ou chapitre numérique |
| Iaith: | Français |
| Cyhoeddwyd: |
Journal de la Société des américanistes
2014
|
| Pynciau: | |
| Mynediad Ar-lein: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Crynodeb: | Taperekue ou abandonner sa demeure. Une population rurale guaranophone du Paraguay. Depuis les années 1940, la grande mobilité géographique des populations rurales paraguayennes a suscité l’attention des chercheurs tant elle paraissait contradictoire avec l’idée traditionnelle d’un paysannat attaché à ses terres et terroirs. Elle a fait l’objet de débats passionnés entre ethnologues qui se demandaient s’il ne fallait pas y voir une « survivance » de l’ethos nomade des Tupi Guarani préhispaniques. Nous proposons de décaler le débat pour l’inscrire dans un ensemble plus vaste : les rapports que les populations entretiennent à leur habitat au quotidien et dans une problématique différente, celle du métissage. Après avoir montré que la mobilité est perçue comme un signe et une source de richesse et de santé, nous analyserons comment et pourquoi les maisons sont régulièrement abandonnées. Il apparaîtra alors que cette pratique est liée aux rites funéraires et que, d’une manière générale, il convient d’abandonner les maisons des morts. Ce faisant, nous montrerons que les maisons sont conçues comme des lieux transitoires en perpétuel devenir où le passé est sans cesse effacé, laissant place à des lieux renouvelés. |
|---|