La fusion du social et du sécuritaire
Une recherche menée dans un territoire rural du Sud-Ouest de la France sur l’espace des « luttes publiques et parapubliques contre l’isolement » montre comment peut se produire, au sein même des forces de solidarité — notamment associatives — et à la faveur de la mobilisation, dans le soutien et le...
Sábháilte in:
| Foilsithe in: | URI:https://journals.openedition.org/jda, |
|---|---|
| Príomhchruthaitheoir: | |
| Formáid: | Article ou chapitre numérique |
| Teanga: | Français |
| Foilsithe / Cruthaithe: |
Journal des anthropologues
2020
|
| Ábhair: | |
| Rochtain ar líne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Achoimre: | Une recherche menée dans un territoire rural du Sud-Ouest de la France sur l’espace des « luttes publiques et parapubliques contre l’isolement » montre comment peut se produire, au sein même des forces de solidarité — notamment associatives — et à la faveur de la mobilisation, dans le soutien et le contrôle des marges, des marges elles-mêmes, un enchevêtrement des traitements de la question sociale et de la question sécuritaire. Cette dynamique est moins significative de la démission de l’État de l’aide sociale et du maintien de l’ordre que révélatrice des possibilités qu’il donne aux associations de solidarité en la matière. Ces missions nécessitent de faire travailler gratuitement des personnes des marges soutenues et contrôlées par les associatifs les plus légitimes et se constituant, en parallèle, en soutiens et en forces de contrôle des publics. La fusion du social et du sécuritaire ainsi à l’œuvre conduit à ce que ces personnes ne fassent pas, dans les associations, totalement ce qu’elles croient réaliser : contribuer à la solidarité et, par là même, s’émanciper et acquérir une respectabilité. |
|---|