La prostitution de rue : un terrain miné ?
Parler de chair et de ce liquide qui est à l’image de nos humeurs corporelles ne va pas de soi. Le drapé d’un prêt-à-penser vient protéger nos propres ambiguïtés dans le rapport à l’échange, à la séduction, à un sexe ou à du sexe tout autant objet d’effroi que de fascination, à un corps qu’on voudra...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/jda, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Journal des anthropologues
2010
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Parler de chair et de ce liquide qui est à l’image de nos humeurs corporelles ne va pas de soi. Le drapé d’un prêt-à-penser vient protéger nos propres ambiguïtés dans le rapport à l’échange, à la séduction, à un sexe ou à du sexe tout autant objet d’effroi que de fascination, à un corps qu’on voudrait maintenir dans l’ellipse. Cet article, au travers de questionnements méthodologiques et de mes premières erreurs d’appréciation, vise à éclairer quelques-uns des motifs qui font de la prostitution un sujet polémique. En filigrane, il interroge aussi les raisons qui, en la matière, transforment les chercheurs en citoyens par obligation. S’il n’est nullement répréhensible que les anthropologues défendent en tant qu’individu tel ou tel projet politique, qu’ils inversent le processus et érigent des dogmes en présupposés de recherche est plus inquiétant. Cette inversion paraît incompatible avec la méthode inductive qui fonde l’ethnologie. |
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