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Cet article propose d’interroger les façons de concevoir le travail à l’aune des modes de gouvernementalité dans l’économie mondialisée du travail domestique. À partir d’une enquête ethnographique menée au sein des formations prémigratoires auxquelles sont astreintes les travailleuses domestiques m...
Gardado en:
| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/jda, |
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| Autor Principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
Journal des anthropologues
2019
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| Sujets: | |
| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Cet article propose d’interroger les façons de concevoir le travail à l’aune des modes de gouvernementalité dans l’économie mondialisée du travail domestique. À partir d’une enquête ethnographique menée au sein des formations prémigratoires auxquelles sont astreintes les travailleuses domestiques migrantes philippines avant leur départ, cet article met en avant comment ces formations déploient diverses techniques de gouvernementalité afin de produire des corps serviles et répondre aux attentes des employeur.e.s. Cet article souligne ainsi comment la fabrication des subjectivités s’inscrit dans une éthique de la déférence marquée par des normes de politesse, d’humilité, de docilité et de respect, tout en produisant des rôles hiérarchiques entre employeur.e et employée. Il montre au final comment ces formes de subjectivation à l’œuvre dans les métiers des services permettent d’appréhender un changement de régime professionnel passant des corps au travail à la mise au travail des corps, dans lequel les savoir-être deviennent l’essence des savoir-faire. |
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