Se détendre par la contrainte : une injonction paradoxale
Cet article se propose d’étudier comment, à travers le modelage des corps, un programme « d’insertion par la santé » à destination d’allocataires du Revenu minimum d’insertion, entreprend de normaliser les comportements et les conduites de ces populations « à insérer ».Ce dispositif d’insertion s’ap...
Sparad:
| I publikationen: | URI:https://journals.openedition.org/jda, |
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| Huvudupphovsman: | |
| Materialtyp: | Article ou chapitre numérique |
| Språk: | Français |
| Publicerad: |
Journal des anthropologues
2010
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| Länkar: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sammanfattning: | Cet article se propose d’étudier comment, à travers le modelage des corps, un programme « d’insertion par la santé » à destination d’allocataires du Revenu minimum d’insertion, entreprend de normaliser les comportements et les conduites de ces populations « à insérer ».Ce dispositif d’insertion s’appuie sur un atelier de relaxation dont les pratiques corporelles reposent sur une injonction paradoxale : se détendre par la contrainte. Cette exhortation au « mieux‑être » passe paradoxalement par le contrôle et la discipline. L’imposition du modèle corporel de l’animatrice de l’atelier dicte aux participants ce que doit être leur propre expérience du corps. L’injonction à se prendre en charge vaut ici pour le corps et la situation de chômage : en modelant leur corps dans cet atelier, les chômeurs sont incités à se changer eux‑mêmes. |
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