Transmettre lʼexpérience : une priorité ?
L’article propose de considérer l’exil comme une expérience-limite et non comme une expérience « autre » ; ce faisant, la rencontre du migrant et du chercheur – de leurs subjectivités – peut être envisagée comme un moment où l’inouï de la biographie de l’un fait écho à certains événements vécus par...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/jda, |
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| Hlavní autor: | |
| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
Journal des anthropologues
2019
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | L’article propose de considérer l’exil comme une expérience-limite et non comme une expérience « autre » ; ce faisant, la rencontre du migrant et du chercheur – de leurs subjectivités – peut être envisagée comme un moment où l’inouï de la biographie de l’un fait écho à certains événements vécus par l’autre, permettant que se transmette une part de cette expérience sur laquelle le chercheur sera amené à penser et à écrire. En temps de profond changement social, les débats scientifique et politique ne peuvent se contenter d’« instruire », d’exemplifier des catégories pré-établies. La transitivité de l’expérience, portée notamment par l’émotion, apparaît dès lors comme une ressource cardinale pour les sciences humaines qui veulent donner à penser, qui veulent nourrir la pensée critique ou créative des citoyens. |
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