Aumônier musulman des prisons : les paradoxes d’une fonction
Les attentats terroristes survenus en France ces dernières années ont suscité de nombreuses réactions de la part des institutions publiques pour « faire face » à cette menace. Il en est une qui pourrait être considérée comme particulièrement emblématique : le fait d’annoncer dans le plan de lutte co...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/jda, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Journal des anthropologues
2019
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Les attentats terroristes survenus en France ces dernières années ont suscité de nombreuses réactions de la part des institutions publiques pour « faire face » à cette menace. Il en est une qui pourrait être considérée comme particulièrement emblématique : le fait d’annoncer dans le plan de lutte contre le terrorisme la création de 60 contrats à temps plein pour des aumôniers musulmans pour les prisons. On a cru voir alors comme une évidence la relation entre prison et terrorisme puis entre islamité supposée des détenus et leur potentielle dangerosité. En plus du caractère préventif de la mission officielle d’un aumônier des prisons, cet emploi toucherait ce qui est sensible pour l’État, c’est-à-dire sa sécurité intérieure. L’aumônier serait alors concerné par un « guilty knowledge », ce « savoir coupable », sensible qu’évoque Hughes, concernant la question de la radicalisation et sa mécanique. |
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