Le fantôme du terrorisme dans une banlieue de milan
De 2001 à aujourd’hui, à la différence d’autres pays européens tels que la France, le Royaume-Uni, la Belgique, l’Allemagne et l’Espagne, l’Italie a été épargnée par le terrorisme de « matrice islamiste ». Loin de créer un climat apaisant, cette exemption a favorisé et amplifié les phobies sécuritai...
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/jda, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
Journal des anthropologues
2019
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| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | De 2001 à aujourd’hui, à la différence d’autres pays européens tels que la France, le Royaume-Uni, la Belgique, l’Allemagne et l’Espagne, l’Italie a été épargnée par le terrorisme de « matrice islamiste ». Loin de créer un climat apaisant, cette exemption a favorisé et amplifié les phobies sécuritaires des Italiens. La présence fantasmatique du terrorisme conditionne les politiques et les pratiques quotidiennes. Elle dessine une géographie de la peur qui a des répercussions sur les modalités d’occupation des espaces publics et privés. Elle reproduit les divisions sur base ethnique, religieuse et de classe, en mélangeant souvent les trois dimensions. L’« étranger », « musulman » et « pauvre » devient le bouc émissaire prototype de cette culture de la terreur ; la périphérie urbaine, le lieu de sa territorialisation. Cet article analyse ce processus à partir d’une étude de cas singulière : San Siro, l’un des plus grands quartiers d’habitat populaire de la ville de Milan. |
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