« L’ennemi est parmi nous »
Cet article se situe dans le prolongement des études sur les instruments de lutte contre le terrorisme islamique parmi lesquelles figurent les lois antiterroristes adoptées par de nombreux États dans le monde qui font face à la menace islamique. Au Cameroun, la loi antiterroriste promulguée en décem...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/jda, |
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| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Journal des anthropologues
2019
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Cet article se situe dans le prolongement des études sur les instruments de lutte contre le terrorisme islamique parmi lesquelles figurent les lois antiterroristes adoptées par de nombreux États dans le monde qui font face à la menace islamique. Au Cameroun, la loi antiterroriste promulguée en décembre 2014 n’est pas simplement un outil de lutte contre la secte islamiste Boko Haram qui sévit sur le pourtour du bassin du lac Tchad. Utilisée pour limiter les libertés civiles et politiques, éliminer des adversaires politiques dans le cadre de la lutte de succession à la tête de l’État, elle sert également à réduire au silence les critiques formulées contre la gouvernance politique et économique. Dans le cadre de ce travail, je défends la thèse selon laquelle à travers la loi antiterroriste, le droit est un instrument de consolidation de l’hégémonie de la classe dominante. Il s’agit d’un dispositif entre les mains du prince lui permettant d’asseoir son autorité, affirmer sa souveraineté, discipliner la société et matérialiser son pouvoir de « faire vivre et de laisser mourir ». |
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