Lignes de fuite religieuses
Devant les mutations du religieux, l’anthropologie politique est conduite à s’éloigner des sirènes du culturalisme et du systémisme économique réducteur induit par les effets de la globalisation. Dans les années 1980, l’analyse du cas de la population juive de Sarcelles avait valeur de modèle épisté...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/jda, |
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| Autors principals: | , , |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Journal des anthropologues
2017
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Devant les mutations du religieux, l’anthropologie politique est conduite à s’éloigner des sirènes du culturalisme et du systémisme économique réducteur induit par les effets de la globalisation. Dans les années 1980, l’analyse du cas de la population juive de Sarcelles avait valeur de modèle épistémologique toujours d’actualité : une enclave ethno religieuse s’est construite en s’autonomisant du modèle républicain et en attirant des fidèles séduits par les nouveaux modèles de l’affiliation individuelle. Vingt ans plus tard, les faits religieux localisés doivent être analysés en relation avec des scènes numériques globalisées. Parallèlement, la définition de soi en tant que sujet religieux et l’assomption de sa dissidence dans les nouvelles formes de religiosité prennent la forme d’une sorte de soumission libératrice. Depuis 2011, on assiste, d’une part, à des réponses religieuses identitaires de citoyens s’édifiant sur des conceptions très problématiques de leur liberté, en tant que sujets, et d’autre part, à la radicalisation de jeunes adultes européens dés-orientés, dés-affiliés puisant du sens dans un discours politico-religieux diffusé sur la toile et dans les réseaux sociaux. |
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